• Comment et pourquoi faire une feuille mémoire ?

     

    Nos mains au secours de notre mémoire !

    Tous ceux qui me connaissent savent comment je glorifie l’usage des mains !!!  Mes étudiants m’ont souvent entendu dire que nos mains sont ce que nous avons de plus important dans la vie ! 

    Si j’avais le choix entre la vue et mes mains, je choisirais mes mains parce qu’avec elles je peux voir ! Si j’avais le choix entre l’ouie et mes mains, je choisirais mes mains parce qu’avec elles, je peux entendre !

    Mes mains sont « branchées » au cœur et avec elles, je peux m’exprimer, créer, aimer, toucher et surtout apprendre ! Lorsque l’homme s’est levé debout pour chercher et maîtriser le feu il y a 400 000 ans, son cerveau a gagné 50 % de volume pour devenir celui que nous avons présentement ! Mes étudiants m’ont souvent entendu leur dire « c’est à ton tour de MAINTRISER ! »
    La feuille mémoire est un travail personnel qui se fait avec des mains ! Personne ne peut la faire à leur place ! Sinon, elle devient complètement inutile !

     

    La mémoire est une fonction capitale pour la réussite !

    En préparation d’un examen, parce que l’on manipule des connaissances et des notions, parce que l’on réécrit ces concepts, nous les réapprenons ! La feuille mémoire est un résumé de cours personnel dont la création fait partie du processus de préparation  à l’examen.

    Il faut garder à l’esprit que la création d’une  feuille mémoire constitue un des plus hauts niveaux de tous les processus cognitifs : la synthèse !  Cette feuille devrait permettre de retrouver rapidement une notion, une définition, une formule ou une information graphique. Si tout est bien fait, pratiquement même si l’élève l’a devant lui, il ne devrait pas en avoir besoin pendant l’examen !!!

     

    Quand ?

    Je vois souvent les élèves préparer leur feuille de mémoire à la hâte la veille de l’examen juste après un dernier prétest ! L’efficacité passe par la régularité ! La création d’une feuille de notes devrait débuter dès le premier jour !

    Toujours à la mine puisqu’à ce chapitre l’autre bout du crayon est encore plus important ! Je répète toujours à mes étudiants que de l’encre c’est juste bon pour signer un chèque ! Effacer pour recommencer est toujours une opportunité pour mieux faire !

    Ainsi, au fil de leur progression dans le cours, ils complètent quotidiennement leur feuille mémoire. Vous pouvez toujours les inviter à valider avec vous leurs feuilles mémoire régulièrement.

    Organiser ses connaissances !

    La feuille mémoire devrait éviter des détails fastidieux en privilégiant  des définitions clés rédigées d’une façon la plus courte possible, rephrasées en leurs mots, des théorèmes, des propriétés, des formules, des figures, des schémas, des stratégies, des trucs et des méthodes de résolution de problèmes. Suggérez à vos élèves privilégier une feuille quadrillée, d’utiliser de la couleur, des tableaux  et des encadrés.

    À éviter de surcharger ! Les concepts devraient être relativement espacés pour permettre de les localiser rapidement ! Ils devraient idéalement être groupés par affinités. Quand tout est fait à la mine, c’est facile d’effacer pour réorganiser.

    Beau ?

    Des études sur le cerveau ont montré que certaines zones centrales responsables des émotions étaient aussi des zones nécessaires à l'ancrage des informations. Une feuille mémoire ça peut être aussi beau !!!  Un sentiment de satisfaction peut aider l’élève à mieux retenir ce qu’il a noté dans sa feuille mémoire.  Vous pouvez leur suggérer de les conserver dans un dossier ou un cartable.

    Où ?

     

    Le site Pinterest contient toute une panoplie d’exemples de fiches mémoire en mathématiques, en sciences et même en grammaire française.


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  • Autour du thème « Léonard de Vinci, un touche à tout », nous proposons aux enseignants un certain nombre de pistes et de mises en activité, en relation avec le parcours scénographique et le manoir du Clos-Lucé.

     

    Un premier travail introductif est possible grâce à l’utilisation du plan du parcours scénographique. Il permettrait des activités de repérage sur un plan de sites observés dans l’espace réel, des déplacements à partir d’un plan fléché dans un espace limité (le parc).

     

     

    L’anatomie

    A3

    Source

    L’homme vitruvien

    Axe de recherche

    Etude de formes géométriques, de la symétrie axiale

    Activités

    1.   Réalisation grandeur nature d’un homme vitruvien.

    2.   Etude des différences observées entre chaque élève.

    Organisation

    Un groupe de 5 à 10 élèves.

    Sur un sol plat cimenté ou bitumé, allonger un élève et tracer son contour.

    Ensuite, à l’aide d’un règle et d’un compas ficelle, retracez les lignes imaginées par L.

    Analyse des observations réalisées par les élèves.

    Synthèse en commun d’un conclusion.

    Lieu

    Parcours scénographique : panneau de l’homme vitruvien

     

    « Mécanique de la vie »

    Le point de départ de ce thème pourrait être « l’homme vitruvien » de Léonard.

    L’utilisation des mathématiques permettrait d’introduire les notions de symétrie et de formes géométriques (carré, cercle).

     

    En invitant l’élève à se coucher au milieu d’un cercle, la différence entre la « réalité corporelle » et les proportions harmonieuses chères aux humanistes deviendrait sensible.

    Les travaux de Léonard (dissections, croquis anatomiques…) pourront également être utilisés dans le cadre de la découverte du corps humain, préconisée en classes primaires.

     

    L’organisation

    Sur une surface dure, les élèves seraient invités à se coucher par terre et à adopter les positions de l’homme vitruvien. Pendant ce temps, d’autres élèves traceraient le contour du corps de cet élève et ensuite avec des outils de géométrie (règles de 2 mètres et compas ficelle de 3 mètres de rayon) ils reproduiraient le dessin de Léonard de Vinci.

    A eux de trouver les axes de symétrie, les centres de cercle, de redessiner tous les traits tracés par Léonard de Vinci.

    En complément quelques documents relatifs à la cité idéale selon Léonard de Vinci

     

     



    "Le centre du corps humain est en outre par nature le nombril; de fait, si l’on couche un homme sur le dos, mains et jambes écartées, et qu’on pointe un compas sur son nombril, on touchera tangentiellement, en décrivant un cercle, l’extrémité des doigts de ses deux mains et de ses orteils. Mais ce n’est pas tout: de même que la figure de la circonférence se réalise dans le corps, de même on y découvrira le schéma du carré. Si en effet mesure est prise d’un homme depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête et qu’on reporte cette mesure sur la ligne définie par ses mains tendues, la largeur se trouvera être égale à la hauteur, comme sur les aires carrées à l’équerre". (Vitruve, De Architectura, III, 1, 3)

     

     

     

    PROPORTIONS ET PHYSIONOMIE

    Dans les années 80, Léonard effectue de nombreuses études artistiques sur les proportions du corps humain, l’anatomie et la physionomie. Ainsi, il commence en avril 1489 à écrire un livre De la figure humaine. Il prend systématiquement les mesures de deux jeunes gens pour réaliser ce livre, qui restera bien sûr inachevé. Après des mois consacrées à ce travail, il réussit à réunir systématiquement les proportions du corps humain. Il commence aussi à prendre en considération les rapports de grandeur des personnages assis et agenouillés. Il compare alors le résultat de ses études anthropométriques avec les proportions de Vitruve, seules proportions idéales conservées de l’Antiquité. Architecte et ingénieur de l’époque romaine, Vitruve avait décrit les rapports de mesures d’un corps humain parfait dans le troisième livre de son traité d’architecture. il avait conclu qu’un homme aux bras et jambes écartés, pouvait être inscrit au même titre dans les figures géométriques parfaites du cercle et du carré.

    D’après les descriptions de Vitruve, dans le cas des figures entourées par un cercle ou un carré ( « homo ad circulum » et « homo ad quadratum » ), le centre du corps humain se trouverait en outre dans le nombril. Les indications de Vitruve ont souvent été illustrées à la Renaissance – avec les résultats les plus divers. Le dessin le plus connu est celui de Léonard. Il corrige les erreurs de Vitruve en se servant des mesures qu’il a prises : le relevé des mesures empiriques de l’être humain, voilà ce qui importe à ses yeux. Les pieds et les mains ont ainsi la taille appropriée. Léonard ne s’oriente pas au rapport géométrique entre le cercle et le carré – dans son dessin, les deux figures géométriques ne se trouvent plus dans une relation réciproque. Il se trouve que seul le centre de l’ « homo ad circulum » est dans le nombril – celui de « l’homo ad quadratum » se trouve au-dessus du pubis.

    Grâce à ces mesures exactes, Léonard réussit donc à vaincre le canon antique et en plus, illustrer les données vitruviennes, créant un dessin qui fait encore autorité aujourd’hui.

    La croyance de Léonard à un lien étroit entre les organes internes reflète une conception très signifiante de la nature humaine. Les deux canaux du pénis correspondent à l’idée que le sperme ne suffit pas à procréer – une substance mentale est tout aussi nécessaire. Cette substance provenant du siège de l’âme serait porteuse de qualités intellectuelles élevées, alors que l’apport du sperme serait plutôt responsable d’instincts plus bas, mais aussi de qualités comme la bravoure au combat.

     

    Léonard exprime d’autres idées similaires sur la fonction de certaines substances corporelles et l’effet qu’elles produisent ; par exemple, le liquide lacrymal qui proviendrait directement du cœur, considéré comme le siège des sentiments. D’après ces conceptions physiologiques, chaque organe a une signification émotionnelle.

     

    Dans le même ordre d’idées, Léonard présume aussi d’un lien direct entre le caractère et la physionomie humaine. Il tente d’illustrer cet aspect direct de la mimique dans de nombreuses études de têtes et de caricatures. Les dessins, plus grotesques que réalistes, montrent surtout des hommes plus âgés et presque jamais des jeunes gens, et expriment entre autre l’idée selon laquelle les qualités et les émotions du moment se reflètent directement sur le visage de l’être humain. Ainsi, un homme, dont le visage ressemble à celui d’un lion, possède sans doute aussi les caractéristiques marquantes de cet animal.

     

    Léonard retient ce poncif dans l’une de ses études. Les traits léonin du visage de l’homme représenté correspondent à une peau de lion jetée sur son épaule, et dont on reconnaît tout spécialement la tête. Léonard reprend la même idée dans son célèbre dessin aux cinq têtes grotesques. Un vieil homme, représenté de profil et portant une couronne de feuilles de chêne (attribut à connotation positive ), est entouré de quatre autres hommes dont les visages expressifs reflètent les caractéristiques physionomiques et donc mentales  les plus diverses, et plutôt négatives. Ils semblent se moquer de l’homme qui se trouve au centre, le fixer en se raillant de lui, l’air courroucé, alors que le personnage de profil supporte stoïquement les moqueries, les traits impassibles mais profondément ravagés, marqués par le destin.

     


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    Voici son texte qui est en train de faire le tour du Québec sur les courriels. Le texte est intégral et n'a pas été retouché!

    ''J'aurais voulu aller rencontrer ces femmes musulmanes à Hérouxville pour partager leur culture et leurs recettes, mais surtout pour profiter de l'occasion de leur expliquer notre devise je me souviens. Je me souviens que, dans mon jeune âge, nous ne pouvions pas entrer à l'église sans avoir un voile ou un chapeau sur la tête. À cette époque, je me souviens aussi que c'était aussi un péché mortel de manger de la viande le vendredi. Dans la même décennie, je me souviens que ma mère a été chassée de l'Église parce qu'après avoir mis au monde quatre enfants, elle ne voulait plus en avoir d'autres. Je me souviens que pour cette raison, le pardon de ses fautes lui était refusé par l'Église à moins qu'elle ne laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir, au risque d'atteindre la douzaine. Je me souviens qu'elle a refusé et qu'elle a quitté l'Église comme beaucoup d'autres femmes de sa génération. Je me souviens que ma mère s'est ensuite séparée de mon père et que nous sommes devenus la cible des regards et des commentaires désobligeants de notre paroisse. Cependant je me souviens qu'à la suite de sa séparation, nous avons vu le collet romain sur la table de nuit. Le prêtre voulait-il tester les moyens de contraception de l'heure ? Dans la même décennie, je me souviens que la cousine de ma mère a obtenu le divorce et qu'elle a reçu du même coup son excommunication de Rome. Je me souviens que quelques années à peine avant ma naissance, les femmes ont obtenu le droit de vote et en même temps le droit d'être considérées comme des citoyennes à part entière dans la société.. Je me souviens que lorsque j'étais jeune, nous devions nous aussi, comme pour les religions musulmane et autres, prier sept à huit fois par jour. La messe à tous les matins, une prière avant le déjeuner, une prière en entrant en classe, une au diner sous le coup de l'Angélus, une autre avant la classe de l'après-midi, les grâces au souper, le chapelet en famille avec le Cardinal Léger et une dernière prière avant d'aller au lit. Il y avait le mois de Marie, les Vêpres, etc.. Nous avions aussi de longues périodes de jeûne avant Noël (l'Avant), avant Pâques (le Carême). Je n'ai pas dit non plus que nous devions porter le deuil durant un an et moins selon le degré de parenté de la personne décédée. Je me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère ont vu une opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur signature pour autoriser leur intervention chirurgicale. 

    Devenue adulte, je me souviens que grâce aux pressions de la génération précédente, j'ai eu accès aux premiers moyens de contraception qui m'ont permis de restreindre le nombre de mes propres rejetons. Je me souviens aussi qu'il n'était plus un péché de manger de la viande le vendredi. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ceux qui sont allés en enfer. J'espère qu'on les a rapatriés. Devenue adulte, je me souviens avoir travaillé dans des environnements traditionnellement réservés aux hommes. je me souviens des frustrations de ne pas avoir été traitée au même titre que les hommes dans les entreprises et surtout dans la vie en général. Je me souviens qu'après avoir eu un fils, je ne voulais plus d'autres enfants de peur que ce ne soit des filles, par solidarité et parce que le travail qui restait encore à faire pour atteindre l'égalité était énorme. Je me souviens des efforts que beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour obtenir des postes administratifs de haut niveau. je me souviens du militantisme de beaucoup de femmes qui ont travaillé d'arrache-pied pour obtenir l'équité dans notre pays comme politicienne, au sein des chambres de commerce, des syndicats, du Conseil du statut de la femme, etc. Je me souviens qu'il a fallu plus de cinquante ans d'efforts collectifs pour nous libérer de l'emprise de l'Église et de la religion sur nos vies. Je me souviens qu'il a fallu plus de soixante ans (1940 à 2006) pour obtenir l'équité salariale et que ce n'est pas encore fini. Mes soixante ans font que je sais que rien n'est acquis dans la vie et qu'il faut maintenir voire redoubler nos efforts pour ne pas perdre le résultat de tous ces labeurs. 
      
    Je ne suis pas raciste, cependant, lorsque je vois d'autres ethnies, imprégnées par leur religion contrôlante, vouloir s'imposer dans notre société, j'ai peur. J'ai peur parce que ces hommes et ces femmes ne savent pas quel chemin nous avons parcouru. De plus, les jeunes québécoises qui embrassent cette religion qui voile les femmes ne se souviennent pas.. C'est donc par ignorance qu'on explique leur choix. Aucun animal dans la nature à part l'homme, n' habille sa femelle par dessus la tête. Je suis maintenant une grand-mère de quatre merveilleuses petites filles et j'ai peur. J'ai peur lorsque je vois une femme voilée travailler dans un CPE ou dans nos écoles ou encore lorsqu'on y laisse un enfant porter le Kirpan. Nous nous sommes débarrassés de tous ces symboles religieux et voilà qu'ils reviennent à l'endroit même où l'éducation de notre nouvelle génération est cruciale et à la période à laquelle on doit inculquer les principes fondamentaux de vie en société à nos enfants. La tolérance envers ces symboles religieux que sont le voile, le Kirpan, le turban dans les CPE, dans nos écoles et dans nos institutions en général est un manque de respect pour les générations précédentes qui ont travaillé si fort pour se retirer de l'emprise de la religion sur nos vies. Vous ne vous souvenez pas ! Moi, je me souviens et à cet égard, je n'ai aucune tolérance et je ne veux aucun accommodement par respect pour ma mère, ma tante et pour mes petites filles. Je me souviens que la charte des droits et libertés permet à chacun de pratiquer la religion de son choix, mais de grâce que cette religion demeure dans la famille. Le port du voile dans la religion musulmane est pour nous la démonstration la plus importante de la soumission de la femme et c'est cela qui nous fait peur et qui nous choque parce qu'on se souvient. On se souvient que ce symbole existait il y a cinquante ans et on ne veut pas revenir en arrière. Je me souviens surtout que lors de la Révolution tranquille, les communautés religieuses ont suivi tout naturellement l'évolution de notre société en se laïcisant. Elles ont troqué, sans qu'on le leur impose, leurs grandes robes noires et leurs voiles dans le cas des femmes pour des habits civils sans pour autant renier leur foi et sans cesser de prier. Plusieurs de ces personnes sont encore vivantes aujourd'hui. Doit-on leur dire qu'elles ont évolué à tort et qu'elles ont fait tous ces efforts pour tomber dans l'oubli ? 
      
    Que l'on prie Jésus, Mahomet ou Bouddha m'importe peu, mais nous nous sommes battus, québécois et québécoises, pour que notre société soit laïque. Nous nous sommes battues, québécoises, pour obtenir l'égalité du droit de parole entre les hommes et les femmes autant que pour l'égalité des chances au travail. Souvenez-vous que si vous avez immigré au Canada et surtout au Québec, c'est pour faire partie d'une société ouverte qui vous donne sur un plateau d'argent tous les acquis que les générations précédentes ont obtenus particulièrement au chapitre des droits des femmes. Je veux croire aussi que c'est par ignorance de nos traditions et de nos coutumes et non par manque de respect que les femmes musulmanes veulent  montrer au grand jour voir imposer ce symbole de leur croyance qu'est le voile. Peut-être que notre société va trop loin avec ses libertés. Mais, le balancier doit s'arrêter au milieu et non régresser jusqu'au point de départ. Il faut se souvenir. L'intégration à une société commence par le respect de ses traditions et de ses coutumes ainsi que par le respect envers ses citoyens et citoyennes qui ont participé à l'exercice. Peut-être que nos livres d'histoire ne se souviennent pas ou bien qu'ils n'ont simplement pas été mis à jour. C'est donc la responsabilité du gouvernement d'appliquer notre devise    «je me souviens » à notre Histoire et d'intégrer à cette Histoire les efforts de nos générations précédentes pour atteindre la société d'aujourd'hui et surtout de s'assurer que la génération montante s'en souvienne. C'est aussi la responsabilité des organismes d'accueil aux immigrants de leur faire connaître cette devise du Québec « je me souviens » afin que ces nouveaux arrivants ne pensent pas que nous sommes racistes simplement parce que l'on s'en souvient et qu'on ne veut pas imposer à notre progéniture d'avoir à reprendre les mêmes débats qu'il y a cinquante ans. En terminant, pour commenter le sondage du journal La Presse d'hier sur les musulmans heureux de vivre chez nous, je dis que même et surtout si les femmes voilées que l'on retrouve dans les CPE ainsi qu'ailleurs dans nos institutions font partie de cette majorité heureuse de vivre en notre terre, alors cette majorité m'incommode pour tous les arguments que j'ai soulevés précédemment. " 


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  • Règle 1 : La vie est injuste : habituez vous!

    Face à des situations données, nous ne sommes pas égaux dans la réaction. Certains n’auront aucune réaction, d’autres vont positiver la situation et d’autres enfin vont vivre très mal la situation. Notre réaction face aux situations est liée à notre caractère mais aussi à notre éducation et nos habitudes.

     

    Tout l’art de l’évolution consiste donc à prendre en compte les difficultés, en retirer un certain nombre d’enseignements pour mieux accepter et passer au delà des difficultés futures. Je vais prendre l’image du boxeur qui se prend un direct du droit et se retrouve au tapis. La fois suivante, il sera plus vigilant et mettra un casque pour que l’intensité du coup reçu soit moins violente à supporter. Le coup sera toujours là, vous ne pourrez éviter les difficultés de l’existence. En revanche, vous pourrez influer sur la manière dont les coups reçus vous atteignent.

     

    Le mot résilience se rapporte aux matériaux. C’est une caractéristique mécanique qui définit leur résistance aux chocs. Les métaux qui ont une faible résilience cassent au premier petit coup et ceux qui affichent une grande résilience vont absorber les chocs importants en se déformant puis en reprenant leur forme initiale.

    Même si le dictionnaire reste muet à ce sujet, on retrouve la même caractéristique chez les êtres humains. Certains réagissent bien aux chocs et d’autres s’écroulent au premier ennui, à la première crise. Comment devenir plus résilient?

    Des personnes résilientes ont été évaluées sous plusieurs coutures. On a par exemple tenté de comprendre pourquoi certaines étaient sorties vivantes des camps de concentration tandis que d’autres s’y étaient laissé mourir. On a tenté de comprendre pourquoi certaines personnes qui ont tout pour elles (physique agréable, milieu aisé, etc.) sombrent dans la dépression alors que d’autres ayant grandi dans des milieux défavorisés et souffrant d’un handicap important démontraient un goût certain de la vie et éprouvaient du plaisir chaque jour.

    Ce qui ressort de ces études est surprenant: les personnes résilientes ne sont pas spéciales. Elles ne possèdent pas un gène unique. Elles ne sont pas plus intelligentes ni plus appuyées par leur milieu que les personnes qui s’effondrent aux premiers caprices du destin. Elles ont simplement décidé de ne pas se voir comme des victimes et elles ont développé des habitudes qui leur permettent de tirer le maximum des situations qu’elles vivent, aussi désagréables ou aussi agréables qu’elles soient. C’est le développement de ces habitudes que le lecteur sera appelé à faire tout au long de sa lecture:

    se mettre à l’écoute de ce que l’on ressent;

    prendre le contrôle de son conseil d’administration personnel

    ne pas s’en mettre trop sur le dos;

    ne pas prendre les choses sur un plan personnel;

    cesser de s’en faire;

    faire la paix avec son passé;

    faire grandir son sentiment de bonheur;

    anticiper positivement l’avenir;

    déconnecter et accueillir le stress;

    élargir sa vie.


    Règle 2 : Le monde se fout de votre amour-propre.


    L'amour de soi qui n'est que l'instinct vital, diffère de l'amour-propre qui tient à des idées acquises, à des comparaisons qui s'établissent entre nous et les autres. L'amour-propre est une extension de l'amour de soi et peut lui servir de supplément. On s'aime dans les autres quand on ne peut plus s'aimer en soi-même d'une manière directe et immédiate. L'on revient ainsi à s'aimer médiatement, c'est-à-dire que nous (nous) rendons l'affection que des êtres chéris nous témoignent et que nous n'aurions pas sans eux. Le monde s'attendra à ce que vous accomplissiez quelque chose AVANT que vous ne vous félicitiez vous-même.


    Règle 3 : Vous ne gagnerez pas $60,000 par an en sortant de l'école.
    Vous ne serez pas vice-président en commençant, avec GSM  et voiture de fonction fournis, avant d'avoir mérité, gagné ces privilèges.


    Règle 4 : Si vous croyez que votre professeur est dur avec vous, attendez d'avoir un patron.


    Règle 5 : Travailler dans une friterie n'est pas s'abaisser. Vos grands-parents avaient un mot différent pour ça : ils l'appelaient une opportunité.


    Règle 6 : Si vous gaffez, CE N'EST PAS LA FAUTE DE VOS PARENTS, arrêtez de chialer et apprenez de vos erreurs.


    Règle 7 : Avant que vous naissiez, vos parents n'étaient pas aussi ennuyants qu'ils le sont maintenant ! Ils sont devenus comme ça :


    * En payant vos factures,
    * En nettoyant vos vêtements
    * Et en vous entendant répéter sans arrêt combien vous êtes bons et cools.
    Ainsi, avant de sauver les forêts tropicales des parasites de la génération de vos parents, commencez donc par faire le ménage dans votre propre chambre et tout ce qui s'y trouve


    Règle 8 : Votre école s'est peut-être débarrassé du système « gagnant-perdant », PAS LA VIE !
    Dans certaines écoles, on a aboli les notes de passage et on vous donne autant de chances que vous voulez pour obtenir la bonne réponse.
    Ceci n'existe pas dans la vraie vie !


    Règle 9 : La vie n'est pas divisée en semestres.
    L'été n'est pas une période de congé. Et très peu d'employeurs sont disposés à vous aider à VOUS ASSUMER, c'est votre responsabilité.


    Règle 10 : La télévision n'est pas la «vraie vie».
    Dans la vraie vie, les gens quittent le café et vont travailler.
    Si vous êtes d'accord, faites circuler, sinon, mettez-vous la tête dans le sable et prenez une grande respiration."

     

    Règle  11: soyez stratégiques, évitez d’être impulsifs avec les gens désagréables, il y a de bonnes chances que  vous en ayez un pour patron.  


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    Nous apprenons à dompter la souffrance et la peur... L’apprentissage du vélo ou de la nage sont des étapes importantes dans la maîtrise de nos peurs.  Un accident ou les premières blessures sont des épreuves qui nous permettent de tester nos capacités à surmonter nos souffrances...  L’acquisition de la lecture et de l’écriture nous fait accéder au mode de communication des adultes. L’école nous fait découvrir un autre milieu que la famille et développe notre capacité d’adaptation et d’évaluation. Pas toujours une mince affaire !!! Tout ceci contribue à développer notre pensée, notre capacité de raisonnement et notre autonomie comportementale. Nous passons d’un être de plaisir individualiste à un être social.

     

    L’apprentissage est trop souvent compris comme une somme de connaissances à faire avaler, puis à digérer renvoyant l’apprentissage à une problématique orale où la finalité serait des connaissances sans vraiment les utiliser. Ainsi, nos enfants sont souvent gavés intellectuellement parlant, apprenant avant d’avoir envie d’apprendre. Il paraît plus urgent de développer le désir d’apprendre que d’en faire des singes savants. « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine » disait Montaigne.

    Obliger d’apprendre sans désir correspond à un viol intellectuel et tue ce même désir d’apprendre. L’apprentissage devrait avoir pour but d’initer :

     

    • À observer, à affronter l’inconnu et à expérimenter,

    • À analyser les situations, les conditions de l‘expérience et à évaluer les risques

    • À s’organiser en expérimentant des méthodes de travail et à s’initier à des techniques d’apprentissage,

    • À faire des bilans des expériences, leurs résultats et à s’initier à des méthodes d’évaluation

     

    Nos expériences nous apportent des plaisirs nouveaux, des souffrances nouvelles et nous permettent de mieux nous connaître, de tester nos capacités et nos limites et d’identifier nos richesses et nos faiblesses.

     

    L’échec est souvent perçu comme honteux et culpabilisant, en particulier par les parents qui projettent sur leurs enfants leurs propres échecs, leurs souffrances et leur sentiment d’impuissance. Pourtant, des échecs évalués sans culpabilité et sans dévalorisation dépendent nos progrès, nos réussites ultérieures. Comment pouvons-nous apprendre à marcher sans jamais tomber ! Certes, un enfant a besoin d’être protégé des souffrances qu’il ne pourrait pas assumer... Mais un enfant surprotégé est un enfant aliéné aux prises avec l’angoisse et le sentiment d’impuissance. Il a besoin d’exprimer sa curiosité, d’aller vers l’inconnu et surtout, de prendre des risques dont ces derniers sont liés à sa pulsion de vie.

     

    Il revient à l’éducateur de s’adapter à l’enfant, de reconnaître et respecter son rythme, ses désirs, ses capacités, ses limites et ses souffrances. Cela ne signifie pas qu’il doit éviter de le faire souffrir ou de le mettre en difficulté...

     

    Cela indique l’importance de chercher un sens aux actes, aux réussites et surtout aux échecs... Le rôle d’éducateur est donc d’aider l’apprenant à cheminer vers son autonomie, en l’initiant, en valorisant toutes les expériences et en l’aidant à les évaluer positivement.

     

    « Les enfants sont notre désir d’amour et de vie qui ont pris corps et se sont échappés de nous-mêmes. Ils nous sont confiés pour les protéger quand ils en ont besoin et les aider à prendre leur envol et devenir autonomes au point de ne plus avoir besoin de nous matériellement et affectivement » Gibran

     


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