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    Voici son texte qui est en train de faire le tour du Québec sur les courriels. Le texte est intégral et n'a pas été retouché!

    ''J'aurais voulu aller rencontrer ces femmes musulmanes à Hérouxville pour partager leur culture et leurs recettes, mais surtout pour profiter de l'occasion de leur expliquer notre devise je me souviens. Je me souviens que, dans mon jeune âge, nous ne pouvions pas entrer à l'église sans avoir un voile ou un chapeau sur la tête. À cette époque, je me souviens aussi que c'était aussi un péché mortel de manger de la viande le vendredi. Dans la même décennie, je me souviens que ma mère a été chassée de l'Église parce qu'après avoir mis au monde quatre enfants, elle ne voulait plus en avoir d'autres. Je me souviens que pour cette raison, le pardon de ses fautes lui était refusé par l'Église à moins qu'elle ne laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir, au risque d'atteindre la douzaine. Je me souviens qu'elle a refusé et qu'elle a quitté l'Église comme beaucoup d'autres femmes de sa génération. Je me souviens que ma mère s'est ensuite séparée de mon père et que nous sommes devenus la cible des regards et des commentaires désobligeants de notre paroisse. Cependant je me souviens qu'à la suite de sa séparation, nous avons vu le collet romain sur la table de nuit. Le prêtre voulait-il tester les moyens de contraception de l'heure ? Dans la même décennie, je me souviens que la cousine de ma mère a obtenu le divorce et qu'elle a reçu du même coup son excommunication de Rome. Je me souviens que quelques années à peine avant ma naissance, les femmes ont obtenu le droit de vote et en même temps le droit d'être considérées comme des citoyennes à part entière dans la société.. Je me souviens que lorsque j'étais jeune, nous devions nous aussi, comme pour les religions musulmane et autres, prier sept à huit fois par jour. La messe à tous les matins, une prière avant le déjeuner, une prière en entrant en classe, une au diner sous le coup de l'Angélus, une autre avant la classe de l'après-midi, les grâces au souper, le chapelet en famille avec le Cardinal Léger et une dernière prière avant d'aller au lit. Il y avait le mois de Marie, les Vêpres, etc.. Nous avions aussi de longues périodes de jeûne avant Noël (l'Avant), avant Pâques (le Carême). Je n'ai pas dit non plus que nous devions porter le deuil durant un an et moins selon le degré de parenté de la personne décédée. Je me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère ont vu une opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur signature pour autoriser leur intervention chirurgicale. 

    Devenue adulte, je me souviens que grâce aux pressions de la génération précédente, j'ai eu accès aux premiers moyens de contraception qui m'ont permis de restreindre le nombre de mes propres rejetons. Je me souviens aussi qu'il n'était plus un péché de manger de la viande le vendredi. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ceux qui sont allés en enfer. J'espère qu'on les a rapatriés. Devenue adulte, je me souviens avoir travaillé dans des environnements traditionnellement réservés aux hommes. je me souviens des frustrations de ne pas avoir été traitée au même titre que les hommes dans les entreprises et surtout dans la vie en général. Je me souviens qu'après avoir eu un fils, je ne voulais plus d'autres enfants de peur que ce ne soit des filles, par solidarité et parce que le travail qui restait encore à faire pour atteindre l'égalité était énorme. Je me souviens des efforts que beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour obtenir des postes administratifs de haut niveau. je me souviens du militantisme de beaucoup de femmes qui ont travaillé d'arrache-pied pour obtenir l'équité dans notre pays comme politicienne, au sein des chambres de commerce, des syndicats, du Conseil du statut de la femme, etc. Je me souviens qu'il a fallu plus de cinquante ans d'efforts collectifs pour nous libérer de l'emprise de l'Église et de la religion sur nos vies. Je me souviens qu'il a fallu plus de soixante ans (1940 à 2006) pour obtenir l'équité salariale et que ce n'est pas encore fini. Mes soixante ans font que je sais que rien n'est acquis dans la vie et qu'il faut maintenir voire redoubler nos efforts pour ne pas perdre le résultat de tous ces labeurs. 
      
    Je ne suis pas raciste, cependant, lorsque je vois d'autres ethnies, imprégnées par leur religion contrôlante, vouloir s'imposer dans notre société, j'ai peur. J'ai peur parce que ces hommes et ces femmes ne savent pas quel chemin nous avons parcouru. De plus, les jeunes québécoises qui embrassent cette religion qui voile les femmes ne se souviennent pas.. C'est donc par ignorance qu'on explique leur choix. Aucun animal dans la nature à part l'homme, n' habille sa femelle par dessus la tête. Je suis maintenant une grand-mère de quatre merveilleuses petites filles et j'ai peur. J'ai peur lorsque je vois une femme voilée travailler dans un CPE ou dans nos écoles ou encore lorsqu'on y laisse un enfant porter le Kirpan. Nous nous sommes débarrassés de tous ces symboles religieux et voilà qu'ils reviennent à l'endroit même où l'éducation de notre nouvelle génération est cruciale et à la période à laquelle on doit inculquer les principes fondamentaux de vie en société à nos enfants. La tolérance envers ces symboles religieux que sont le voile, le Kirpan, le turban dans les CPE, dans nos écoles et dans nos institutions en général est un manque de respect pour les générations précédentes qui ont travaillé si fort pour se retirer de l'emprise de la religion sur nos vies. Vous ne vous souvenez pas ! Moi, je me souviens et à cet égard, je n'ai aucune tolérance et je ne veux aucun accommodement par respect pour ma mère, ma tante et pour mes petites filles. Je me souviens que la charte des droits et libertés permet à chacun de pratiquer la religion de son choix, mais de grâce que cette religion demeure dans la famille. Le port du voile dans la religion musulmane est pour nous la démonstration la plus importante de la soumission de la femme et c'est cela qui nous fait peur et qui nous choque parce qu'on se souvient. On se souvient que ce symbole existait il y a cinquante ans et on ne veut pas revenir en arrière. Je me souviens surtout que lors de la Révolution tranquille, les communautés religieuses ont suivi tout naturellement l'évolution de notre société en se laïcisant. Elles ont troqué, sans qu'on le leur impose, leurs grandes robes noires et leurs voiles dans le cas des femmes pour des habits civils sans pour autant renier leur foi et sans cesser de prier. Plusieurs de ces personnes sont encore vivantes aujourd'hui. Doit-on leur dire qu'elles ont évolué à tort et qu'elles ont fait tous ces efforts pour tomber dans l'oubli ? 
      
    Que l'on prie Jésus, Mahomet ou Bouddha m'importe peu, mais nous nous sommes battus, québécois et québécoises, pour que notre société soit laïque. Nous nous sommes battues, québécoises, pour obtenir l'égalité du droit de parole entre les hommes et les femmes autant que pour l'égalité des chances au travail. Souvenez-vous que si vous avez immigré au Canada et surtout au Québec, c'est pour faire partie d'une société ouverte qui vous donne sur un plateau d'argent tous les acquis que les générations précédentes ont obtenus particulièrement au chapitre des droits des femmes. Je veux croire aussi que c'est par ignorance de nos traditions et de nos coutumes et non par manque de respect que les femmes musulmanes veulent  montrer au grand jour voir imposer ce symbole de leur croyance qu'est le voile. Peut-être que notre société va trop loin avec ses libertés. Mais, le balancier doit s'arrêter au milieu et non régresser jusqu'au point de départ. Il faut se souvenir. L'intégration à une société commence par le respect de ses traditions et de ses coutumes ainsi que par le respect envers ses citoyens et citoyennes qui ont participé à l'exercice. Peut-être que nos livres d'histoire ne se souviennent pas ou bien qu'ils n'ont simplement pas été mis à jour. C'est donc la responsabilité du gouvernement d'appliquer notre devise    «je me souviens » à notre Histoire et d'intégrer à cette Histoire les efforts de nos générations précédentes pour atteindre la société d'aujourd'hui et surtout de s'assurer que la génération montante s'en souvienne. C'est aussi la responsabilité des organismes d'accueil aux immigrants de leur faire connaître cette devise du Québec « je me souviens » afin que ces nouveaux arrivants ne pensent pas que nous sommes racistes simplement parce que l'on s'en souvient et qu'on ne veut pas imposer à notre progéniture d'avoir à reprendre les mêmes débats qu'il y a cinquante ans. En terminant, pour commenter le sondage du journal La Presse d'hier sur les musulmans heureux de vivre chez nous, je dis que même et surtout si les femmes voilées que l'on retrouve dans les CPE ainsi qu'ailleurs dans nos institutions font partie de cette majorité heureuse de vivre en notre terre, alors cette majorité m'incommode pour tous les arguments que j'ai soulevés précédemment. " 


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  • Règle 1 : La vie est injuste : habituez vous!

    Face à des situations données, nous ne sommes pas égaux dans la réaction. Certains n’auront aucune réaction, d’autres vont positiver la situation et d’autres enfin vont vivre très mal la situation. Notre réaction face aux situations est liée à notre caractère mais aussi à notre éducation et nos habitudes.

     

    Tout l’art de l’évolution consiste donc à prendre en compte les difficultés, en retirer un certain nombre d’enseignements pour mieux accepter et passer au delà des difficultés futures. Je vais prendre l’image du boxeur qui se prend un direct du droit et se retrouve au tapis. La fois suivante, il sera plus vigilant et mettra un casque pour que l’intensité du coup reçu soit moins violente à supporter. Le coup sera toujours là, vous ne pourrez éviter les difficultés de l’existence. En revanche, vous pourrez influer sur la manière dont les coups reçus vous atteignent.

     

    Le mot résilience se rapporte aux matériaux. C’est une caractéristique mécanique qui définit leur résistance aux chocs. Les métaux qui ont une faible résilience cassent au premier petit coup et ceux qui affichent une grande résilience vont absorber les chocs importants en se déformant puis en reprenant leur forme initiale.

    Même si le dictionnaire reste muet à ce sujet, on retrouve la même caractéristique chez les êtres humains. Certains réagissent bien aux chocs et d’autres s’écroulent au premier ennui, à la première crise. Comment devenir plus résilient?

    Des personnes résilientes ont été évaluées sous plusieurs coutures. On a par exemple tenté de comprendre pourquoi certaines étaient sorties vivantes des camps de concentration tandis que d’autres s’y étaient laissé mourir. On a tenté de comprendre pourquoi certaines personnes qui ont tout pour elles (physique agréable, milieu aisé, etc.) sombrent dans la dépression alors que d’autres ayant grandi dans des milieux défavorisés et souffrant d’un handicap important démontraient un goût certain de la vie et éprouvaient du plaisir chaque jour.

    Ce qui ressort de ces études est surprenant: les personnes résilientes ne sont pas spéciales. Elles ne possèdent pas un gène unique. Elles ne sont pas plus intelligentes ni plus appuyées par leur milieu que les personnes qui s’effondrent aux premiers caprices du destin. Elles ont simplement décidé de ne pas se voir comme des victimes et elles ont développé des habitudes qui leur permettent de tirer le maximum des situations qu’elles vivent, aussi désagréables ou aussi agréables qu’elles soient. C’est le développement de ces habitudes que le lecteur sera appelé à faire tout au long de sa lecture:

    se mettre à l’écoute de ce que l’on ressent;

    prendre le contrôle de son conseil d’administration personnel

    ne pas s’en mettre trop sur le dos;

    ne pas prendre les choses sur un plan personnel;

    cesser de s’en faire;

    faire la paix avec son passé;

    faire grandir son sentiment de bonheur;

    anticiper positivement l’avenir;

    déconnecter et accueillir le stress;

    élargir sa vie.


    Règle 2 : Le monde se fout de votre amour-propre.


    L'amour de soi qui n'est que l'instinct vital, diffère de l'amour-propre qui tient à des idées acquises, à des comparaisons qui s'établissent entre nous et les autres. L'amour-propre est une extension de l'amour de soi et peut lui servir de supplément. On s'aime dans les autres quand on ne peut plus s'aimer en soi-même d'une manière directe et immédiate. L'on revient ainsi à s'aimer médiatement, c'est-à-dire que nous (nous) rendons l'affection que des êtres chéris nous témoignent et que nous n'aurions pas sans eux. Le monde s'attendra à ce que vous accomplissiez quelque chose AVANT que vous ne vous félicitiez vous-même.


    Règle 3 : Vous ne gagnerez pas $60,000 par an en sortant de l'école.
    Vous ne serez pas vice-président en commençant, avec GSM  et voiture de fonction fournis, avant d'avoir mérité, gagné ces privilèges.


    Règle 4 : Si vous croyez que votre professeur est dur avec vous, attendez d'avoir un patron.


    Règle 5 : Travailler dans une friterie n'est pas s'abaisser. Vos grands-parents avaient un mot différent pour ça : ils l'appelaient une opportunité.


    Règle 6 : Si vous gaffez, CE N'EST PAS LA FAUTE DE VOS PARENTS, arrêtez de chialer et apprenez de vos erreurs.


    Règle 7 : Avant que vous naissiez, vos parents n'étaient pas aussi ennuyants qu'ils le sont maintenant ! Ils sont devenus comme ça :


    * En payant vos factures,
    * En nettoyant vos vêtements
    * Et en vous entendant répéter sans arrêt combien vous êtes bons et cools.
    Ainsi, avant de sauver les forêts tropicales des parasites de la génération de vos parents, commencez donc par faire le ménage dans votre propre chambre et tout ce qui s'y trouve


    Règle 8 : Votre école s'est peut-être débarrassé du système « gagnant-perdant », PAS LA VIE !
    Dans certaines écoles, on a aboli les notes de passage et on vous donne autant de chances que vous voulez pour obtenir la bonne réponse.
    Ceci n'existe pas dans la vraie vie !


    Règle 9 : La vie n'est pas divisée en semestres.
    L'été n'est pas une période de congé. Et très peu d'employeurs sont disposés à vous aider à VOUS ASSUMER, c'est votre responsabilité.


    Règle 10 : La télévision n'est pas la «vraie vie».
    Dans la vraie vie, les gens quittent le café et vont travailler.
    Si vous êtes d'accord, faites circuler, sinon, mettez-vous la tête dans le sable et prenez une grande respiration."

     

    Règle  11: soyez stratégiques, évitez d’être impulsifs avec les gens désagréables, il y a de bonnes chances que  vous en ayez un pour patron.  


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  •  

    Nous apprenons à dompter la souffrance et la peur... L’apprentissage du vélo ou de la nage sont des étapes importantes dans la maîtrise de nos peurs.  Un accident ou les premières blessures sont des épreuves qui nous permettent de tester nos capacités à surmonter nos souffrances...  L’acquisition de la lecture et de l’écriture nous fait accéder au mode de communication des adultes. L’école nous fait découvrir un autre milieu que la famille et développe notre capacité d’adaptation et d’évaluation. Pas toujours une mince affaire !!! Tout ceci contribue à développer notre pensée, notre capacité de raisonnement et notre autonomie comportementale. Nous passons d’un être de plaisir individualiste à un être social.

     

    L’apprentissage est trop souvent compris comme une somme de connaissances à faire avaler, puis à digérer renvoyant l’apprentissage à une problématique orale où la finalité serait des connaissances sans vraiment les utiliser. Ainsi, nos enfants sont souvent gavés intellectuellement parlant, apprenant avant d’avoir envie d’apprendre. Il paraît plus urgent de développer le désir d’apprendre que d’en faire des singes savants. « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine » disait Montaigne.

    Obliger d’apprendre sans désir correspond à un viol intellectuel et tue ce même désir d’apprendre. L’apprentissage devrait avoir pour but d’initer :

     

    • À observer, à affronter l’inconnu et à expérimenter,

    • À analyser les situations, les conditions de l‘expérience et à évaluer les risques

    • À s’organiser en expérimentant des méthodes de travail et à s’initier à des techniques d’apprentissage,

    • À faire des bilans des expériences, leurs résultats et à s’initier à des méthodes d’évaluation

     

    Nos expériences nous apportent des plaisirs nouveaux, des souffrances nouvelles et nous permettent de mieux nous connaître, de tester nos capacités et nos limites et d’identifier nos richesses et nos faiblesses.

     

    L’échec est souvent perçu comme honteux et culpabilisant, en particulier par les parents qui projettent sur leurs enfants leurs propres échecs, leurs souffrances et leur sentiment d’impuissance. Pourtant, des échecs évalués sans culpabilité et sans dévalorisation dépendent nos progrès, nos réussites ultérieures. Comment pouvons-nous apprendre à marcher sans jamais tomber ! Certes, un enfant a besoin d’être protégé des souffrances qu’il ne pourrait pas assumer... Mais un enfant surprotégé est un enfant aliéné aux prises avec l’angoisse et le sentiment d’impuissance. Il a besoin d’exprimer sa curiosité, d’aller vers l’inconnu et surtout, de prendre des risques dont ces derniers sont liés à sa pulsion de vie.

     

    Il revient à l’éducateur de s’adapter à l’enfant, de reconnaître et respecter son rythme, ses désirs, ses capacités, ses limites et ses souffrances. Cela ne signifie pas qu’il doit éviter de le faire souffrir ou de le mettre en difficulté...

     

    Cela indique l’importance de chercher un sens aux actes, aux réussites et surtout aux échecs... Le rôle d’éducateur est donc d’aider l’apprenant à cheminer vers son autonomie, en l’initiant, en valorisant toutes les expériences et en l’aidant à les évaluer positivement.

     

    « Les enfants sont notre désir d’amour et de vie qui ont pris corps et se sont échappés de nous-mêmes. Ils nous sont confiés pour les protéger quand ils en ont besoin et les aider à prendre leur envol et devenir autonomes au point de ne plus avoir besoin de nous matériellement et affectivement » Gibran

     


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    " La science la plus utile à l'homme est la connaissance de soi... "

     

     

    Qui suis-je... Tout en étant confiant et heureux de ce que je suis, se décrire est une tâche très délicate... L'image que l'on projette autour nous est souvent retournée distordue par les impressions, les sentiments ou encore les éléments... Je vais éviter de tomber dans les extrêmes: pas de condescendance ou d'humilité excessive...

     

    Cette chère inspiration... Quelques fois elle est exubérante et d'autres fois elle se cache je ne sais où... Ça me rappelle la fable de la grenouille qui chantait...  Bon... Tiens, l'on dit souvent qu'en faisant les choses que l'on aime, on se projette...

     

    J'aime ma langue... J'aime écrire....

    L'écriture possède un pouvoir magique ! Du fait qu'elle traduit nos pensées et nos émotions en temps différé, on a tout le loisir d'y mettre tous les artifices que la pauvre parole n'a pas la chance de se payer... Elle est toujours bousculée par le temps et le rythme... Seuls quelques acrobates du lobe temporal gauche peuvent en faire autant avec les deux... Je pense entre autres, à des personnes comme Yves Michaud (c’est triste, la situation dans laquelle il s’est foutu !)qui possèdent ce précieux talent de séduire les foules avec leur parole...

     

    J'aime communiquer...

    Je suis conseiller pédagogique en maths…  J'aime le contact avec les profs et adultes qui fréquentent leurs classes... Je me pourfends, je fais le guignol... Je fais tout pour m'assurer qu'ils seront de retour le lendemain... Je suis un gars transparent... Naïf... Impulsif... Je ne cache rien... Je m'ajuste facilement aux gens et aux circonstances... J'aime tout autant les tête à tête... Dans l'intimité d'une table où pour quelques instants, nous faisons abstraction de l'univers pour régler son sort... Pour tout et pour rien... Pour semer un moment unique... et s'élever au dessus du brassage quotidien...

     

    J'aime apprendre...

    Le plaisir de communiquer se partage... L'on donne aussi l'on reçoit... Avec un enfant, un simple travailleur ou encore un professeur d'université... Quoi que plusieurs d'entre eux soient souvent très égocentriques ou ronflants ! J'en sais quelque chose... Jusqu’à dernièrement, j’étais aux études... J’ai commencé  maîtrise dans une certaine université sont l'immense phallus trône sur sommet du Mont Royal...

     

    J'aime écouter...

    J'aime écouter les gens parler d'eux... J'aime écouter ce que racontent le vent et les vagues... J'aime écouter le chahut des rues du centre-ville... J'aime écouter la rigueur et l'équilibre de Bach, la colère de Beethoven, les angoisses de Chopin, la féerie de Debussy, les rêves de Hendrix et l'imagination sans bornes des Metheny, Ritenour et Cusson... Ces gars sont tous des guitaristes... Depuis mon adolescence, je cultive un intérêt particulier pour cet instrument...

     

    J'aime donner... 

    Je suis un gars chanceux... La vie m'a beaucoup donné... Je la rembourse... Je partage mon temps, mes ressources, ma créativité avec mon entourage... Ma famille, mes amis, mon travail, des organismes communautaires et culturels et jusqu'à dernièrement, à la patrie... Mais je suis fatigué de la politique...  Fatigué de me battre contre des moulins ou donner des coups d'épées dans l'eau...

     

    J'aime la vie...

    J'ai déjà un bon bout de fait... Mais je suis persuadé que le meilleur est à venir...

     

    Et voilà....  Je vais m'arrêter...  Il est l'heure de me jeter dans les bras de Morphée pour qu'il m'emporte je ne sais où...

     

    Au plaisir de te découvrir...

     

    Serge

    sergedes@total.net

     

    Bon... Tu me demande de parler de moi, de mon cheminement et de mes goûts... Ho Ho Ho ! On ne rit plus ! C'est l'heure de l'exposé écrit...

    Des présentations... 

     

    Tout comme toi, je suis aussi une personne urbaine... J'ai de toujours, habité la partie sud-ouest de Montréal... Verdun et LaSalle toujours tout près du fleuve...  Mon vécu a été ponctué par le bruit des rapides, des vagues d'éphémères et souvent des relents nauséabonds  bien connus des riverains du Saint-Laurent... Je vais célébrer (bin.. Heu... J'sais pas encore vraiment...) mon 45e hiver la semaine prochaine... Ouf ! Que la vie coule rapidement !  Je suis un enseignant en mathématiques de deuxième cycle à des jeunes raccrocheurs ! Tu peux les admirer à la page d'accueil mon site web... (sergedes.cjb.net)  Ils ont chacun leur charme, leurs projets et leurs espoirs... Je les aime tous !

    Bon... Enfin... J'y suis aussi... Le prof est au centre en bas de la photo entre les jeunes cocottes... Oups...

     

    Mon site a un urgent besoin d'être revampé... Cela fait plus d'une quinzaine de mois que je n'y ai pas vraiment touché... J'ai investi plus d'efforts et de temps sur le site du centre (centre d'éducation aux adultes Clément) pour lequel je travaille... Depuis plus de 23 ans... Snif !  Là aussi, j'en reviens pas ! Il y a un lien sur ma page d'accueil... Tu y trouveras aussi d'autres informations sur moi...

     

    J'avais commencé une maîtrise en administration de l'Éducation à l'UdeM mais tous les évènements des deux dernières années m'ont coupé cœur et inspiration... La séparation,  tout ce qui viens avec et surtout le fait de voir ma directrice travailler inlassablement pour un supplément qui n'en vaut pas la peine, m'ont fait changé d'idée...  En faits, je n'ai pas encore d'autres idées... Je reste à l'affût d'opportunités... Pour l'instant, j'aime mieux profiter de la disponibilité que m'offre l'enseignement et m'impliquer dans mon milieu... Par le passé, je me suis beaucoup occupé de syndicalisme et de politique fédérale, provinciale et municipale...  Après un nombre incalculable de coups d'épée dans l'eau, j'en suis en quelque sorte, écoeuré... Présentement, je suis administrateur bénévole dans un centre culturel et je travaille comme représentant communautaire dans un comité local du Fonds de lutte à la pauvreté... C'est un programme lancé par le gouvernement du Québec pendant le sommet économique de 1996... Pour toute la province depuis les dernières années, plus de 250 millions de $ ont été investis conjointement par tous les contribuables, le patronat et le gouvernement pour permettre à des prestataires de la sécurité du revenu de réintégrer le marché du travail... Peu de gens le savent mais Verdun est la plus grande enclave de pauvreté au Canada !

     

    Bon... Il y a plus important dans ma vie... Il y a mes trois beaux cocos : Xavier 14 ans, Camille 12 ans et Laurence 10 ans qui sont, comme je l'écrivais dans mon message, le centre de mes préoccupations...  Ils ont été formidables, ils nous ont supporté mon ex conjointe et moi tout au long de notre séparation... Faut dire que nous les avons jamais négligés... Ils ont toujours senti que maman et papa seraient toujours là... Je crois que nous avons été de bons parents mais avons formé un couple pourri... Ni un ni l'autre ne sont vraiment coupables... Simplement, pas de chimie, pas faits pour vivre ensemble... Toutefois, nous sommes toujours en bons termes... Je me suis acheté une maison dans le même quartier et avons convenu d'une garde partagée 5 jours/ 2 jours / 5 jours / 2 jours...

     

    Bon... Moi maintenant...  Je crois que la meilleure façon de me présenter est de te décrire les choses que j'aime...

    J'AIME enseigner... J'enseignerais l'histoire, la géographie ou le français ! Je prendrais n'importe quelle classe dès demain matin ! J'AIME le contact avec les gens... Je dépense beaucoup d'énergie à faire le guignol, à faire toutes les pirouettes nécessaires pour faire passer une matière aussi aride que les maths 536 à des jeunes qui en n'ont rien à foutre ! Pis j'leur dit ! Il n'y a pas de cachettes dans ma classe... En fait, les mathématiques ne sont qu'un alibi... Un alibi pour permettre aux jeunes de faire l'apprentissage de l'assiduité, de la persévérance, de l'engagement et de la mise en œuvre de leurs propres ressources... Ça, Madame, c'est tout un contrat !!! C'est probablement l'essence même de l'enseignement quelle qu'en soit la matière...

    J'AIME la musique... Je joue guitare et piano depuis l'adolescence... Malgré que je n'aie pas ou peu de temps à y consacrer, je suis encore bien équipé... Un très bon piano numérique, plusieurs guitares dont une aussi numérique... J'AIME l'histoire de la musique... J'ai des disques de musique de tous les continents et de toutes les époques... De l'antiquité à Xenakis en passant par Monteverdi, Chopin, Stravinski,, Hendrix, Uzeb et Blink 182... Mon grand Xavier qui est fasciné (tout comme je l'étais à son âge...) par toutes les formes de rock lourd...  On en écoute ensemble et je tente désespérément de le convaincre de s'y mettre au plus sacrant ! Je lui ai promis que je lui montrerait tout ce que je sais... Mais que veux-tu, nos jeunes sont très gâtés et n'apprécient que les choses qui s'apprennent vite et sans douleur... J'ai même accroché une très bonne guitare électrique tout près de son lit... Mais il résiste toujours à ses charmes...

    J'AIME écrire... Comme tu peux le constater... Je suis une vraie mémère du clavier... L'écriture possède une dimension que la parole ne peut mettre en perspective... Seuls quelques acrobates du lobe temporal gauche peuvent autant séduire avec leur maxillaire inférieur... Je pense à des personnes de la trempe de René Lévesque, son ami Yves Michaud  (c'est vraiment triste ce qui lui arrive... Les gens le méconnaissent... Cet homme est un des artisans de l'émancipation internationale des québécois depuis les années 60...) et son ennemi juré Pierre Trudeau, la syndicaliste Lorraine Pagé ou encore Monsieur Bouchard pour ne nommer que ceux là...  Quelles que soient nos allégeances politiques,  on ne peut que reconnaître le talent indiscutable de ces gens... Quant à nous, simples mortels, nous avons l'écriture pour avoir l'occasion de ficeler élégamment des beaux mots et nos idées... Antéka...

    Faudra bin que j'arrête icitte avant que tutt  tanne d'me lire... Chu tun gars qui a grandi din rualles de Vardun... À pitcher dé garnottes pis am cacher din tourelles... Ya bin d'aut 'choses que j'aime mais j'vais m'en garder pour d'autres fois... Parce que j'entends Morphée qui s'impatiente ! Y m'attends pour partir... Pis ya une grosse runne à faire.... Pis en plusse, ch'pas bin chanceux parce c'tun gars... Mauzus de mythologie ! 

    Au plaisir de te lire....

    Serge

     

     

     


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  • 10 Idées pour un meilleur Leadership

    Malheureusement, je ne peux pas citer la source !  Cela fait trop longtemps que j’ai traduit ce texte pour des collègues !

     

    Voilà !

     

    INSTEAD OF COVERING YOUR ASS, PUT YOUR ASS ON LINE

    Nobody ever advanced their career by covering their ass, and nobody ever got ahead without taking risks. No pain, no gain. Simple as that.

     

    Mieux vaut s’affirmer publiquement que de faire partie de la majorité silencieuse.

     

    DON’T RIP OFF IDEAS — RIFF ON THEM

    Instead of co-opting or outright stealing a coworker’s or employee’s idea, do what bloggers do: We’re always riffing on each other’s posts. Everybody benefits and some of the offshoots are better than the original.

    Riffing: S’en servir plusieurs fois pour aller plus loin… Donc, ne pas détruire les idées mais les enrichir…

     

    TELL IT STRAIGHT; DON’T SUGARCOAT OR BREATHE YOUR OWN FUMES

    That’s right, grow some cojones, be honest about what’s going on, and accept nothing less from others. Being a yes-man or surrounding yourself with them spells disaster for you and your organization.

    Avoir des propos francs sans dorer la pilule ou patiner !

     

    INSTEAD OF PROTECTING YOUR TURF, OPEN UP THE PLAYING FIELD

    The more you try to protect your domain, the faster you’ll lose it. Also, turf wars quickly deteriorate into dysfunctional silo behavior and bunker mentality. It’s all bad. Besides, influence without authority or control is the true test of leadership.

    Partager est plus gagnant que d’entretenir des chasses-gardées…

     

    DON’T BITCH ABOUT THE BOSS; COMPLEMENT HIS WEAKNESSES

    Workers are constantly whining about their boss without realizing the harm it does to themselves. If you want to do your career some good, learn to identify and minimize your boss’s and coworkers’ issues. That’s what good leaders and effective managers do.

    À qui sert de se plaindre d’un patron ?  Mieux vaut travailler en collégialité !

     

    ATTACK THE PROBLEM, NOT THE PERSON

    People are always complaining that conflict stresses them out. When it’s directed at a person, it is bad news. But when it’s directed at solving a real customer or product problem, that’s another story. Workplace conflict is beneficial, as long as it isn’t personal.

    S’attarder aux vrais enjeux et non aux personnes !

     

    DON’T PLACE BLAME; TAKE RESPONSIBILITY

    Pointing fingers just creates tension or inflames already tense situations. By identifying and taking responsibility for issues, you bring them to light sooner and get them resolved faster — and you will be recognized for your effort.

    Assumer ses responsabilités plutôt que de blâmer les autres !

     

    INSTEAD OF MAKING WAVES, MAKE DECISIONS

    Dysfunctional managers love to disrupt things and create turmoil. In reality, they’re only disrupting their own already-tenuous jobs. Instead of making waves, dive in, analyze the problem, and propose a solution.

    Être pragmatiques (Prendre des décisions) plutôt que de déplacer de l’air…

     

    TO BREAK ANALYSIS PARALYSIS, TAKE A CHILL PILL

    One or two chronic debaters can effectively stall any kind of decision-making. I’ve seen entire organizations brought down by this insidious behavior. Instead of beating a dead horse, chill out, then meet back and actually make and document a decision. You can always change it later, but not if you never make the call.

    Prendre des décisions la tête froide et avec recul.

     

    REPLACE STRATEGY DU JOUR WITH STRATEGIC PLANNING

    The opposite problem of analysis paralysis is overreacting to a single data point and declaring a new direction, oftentimes without key stakeholders present. An effective strategic planning process will take care of that.

     

    Éviter de généraliser à partir d’un seul point de vue. Prendre des décisions avec une vue d’ensemble, globale (dans l’intérêt du milieu)

     


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